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Au pignon du jour

Au pignon du jour

------------ Quand ils disent vraiment n'importe quoi ! ------------ Humour, coups de coeur, coups de gueule et mauvais esprit


Claude, Jérôme, Angelina et le PSG

Publié par Sannicolao sur 14 Mai 2013, 19:16pm

Y font rien qu'à m'attrister les journaux cette semaine. Que des mauvaises nouvelles ! Claude Guéant amputé des seins, la fête d'Angelina Jolie qui tourne à l'émeute, le PSG qui veut réformer ma retraite...

Saisi par les torpeurs post-prandiales, je me suis mis, avec l'âge, à faire la sieste. Désormais j'apprécie de m'endormir en pensant à ceux qui doivent aller travailler à 14 heures pétantes. Je sais, c'est pas gentil mais moi j'ai déjà donné. Hé bien, aujourd'hui j'ai été puni de ce mauvais esprit !

Ne surtout pas lire à table

J'ai commis l'erreur de feuilleter la presse, papier et numérique, avant de m'assoupir. Plus grave encore, j'ai repris de la glace à la fraise tout en découvrant que quelque part au cul du loup de la France profonde, en Allier je crois bien, avait été confectionné un pâté à la viande de 14 mètres et des poussières. J'ai lu la recette et je n'ai pas fini ma glace. Mes paupières sont devenues lourdes. Le cauchemar a commencé...

"Viens ça fait pas mal, viens , viens !"

La ruelle était pleine de recoins sombres, quelques réverbères palpitaient ça et là d'une affreuse lueur jaunâtre. Accroché à l'un d'eux, le visage en sueur, Claude Guéant tentait désespérément de reprendre son souffle. Soudain, un cri lointain s'éleva dans la nuit provinciale : "Viens, viens ça fait pas mal, tu verras".

Un rictus de terreur lui déforma les traits. A bout de forces, Claude fit encore quelques pas hésitants pour s'enfoncer dans une encoignure noyée d'obscurité.

Le cri se rapprochait... A l'angle de la ruelle, une ombre se dessina sur le mur. "Viens, viens..." le cri se rapprochait encore, insistant comme une incantation funèbre.

Une silhouette apparut, le bras tendu, la main prolongée d'un fin scalpel brillant sous la lune. "Viens, je vais te montrer la voie mais, pour ça, je dois te couper les seins. Viens, ça ne fait pas mal, tu verras. Viens, j'ai besoin de toi..."

Sous la lumière crasseuse d'un réverbère, apparut en un éclair le visage de Jérôme, barré d'un sourire dément. Le regard fixe, il s'approcha du recoin sombre où battait à tout rompre le coeur de sa victime.

"Tu seras mon suppléant !" dit-il en abattant le bras sur sa proie. Claude criait "Non Jérôme, non. Pitié, pas mes seins ! Prends tout ! L'argent, les tableaux mais pas les seins, pas les seins... je t'en prie. "

Sa prière s'étrangla dans une longue plainte lugubre. A Villeneuve-sur-Lot les derniers volets ouverts se refermèrent précipitamment.

Le Cahuzac, comme on l'appelle là-bas, était de retour !

Paris sera toujours Paris

Je m'étais réveillé le coeur battant. Heureusement mes paupières retombèrent bien vite...

Pulpeuses, les lèvres purpurines d'Angelina Jolie s'étaient entrouvertes devant un macaron de Ladurée. Sur la place du Trocadero, Brad Pitt claqua dans ses mains et Metallica apparut devant elle. "Bonne fête mon amour" dit-il, car elle aimait le heavy metal.

Aux premières mesures de batterie de Lars Ulrich, ce qui devait être une aubade un peu hard, se transforma vite en émeute. Tels les requins attirés par les menstruations des baigneuses inconscientes, des milliers de punks, gothiques, hard-rockers et sauvageons ambigus affluèrent de toutes les banlieues.

Au ministère de l'Intérieur, avertis d'un concert et de la présence de deux pipeuls, les autorités avaient décidé, par prudence, d'envoyer une douzaine de gardiens de la paix à vélo, le Ministre incognito et une équipe de France 2. Manuel Tango, qui avait décelé dans la foule un fort parfum d'herbes de Provence, s'était mis en quête du stand de grillades. Car il avait un petit creux.

C'est alors que mon rêve est devenu compliqué...

Au moment même ou le Ministre, monsieur Tango, allait attraper une merguez, surgissait Nasser Al-Khelaïfi, la prince, à la tête d'une délégation de la CGT réclamant la retraite à 41 ans (moins pour les carrières pénibles) et un tarif réduit au Parc des Princes. Heu non... au parc du Prince.

Autour d'eux, la situation avait dégénéré. Il y avait des corps par terre, Angelina et Brad étaient partis, l'armée, appelée en renfort, tentait de renégocier un budget à la hausse et la boutique Ladurée finissait doucement de se consumer dans des vapeurs sucrées.

Je me suis réveillé en sueur au moment où le journaliste de France 2 tentait de recueillir le témoignage d'un macaron pistache.

Claude, Jérôme, Angelina et le PSG

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Figanières 15/05/2013 23:25

La libido de Sannicolao est bien singulière, voilà que la poitrine de Claude Guéant l'excite au point qu'il veut la découper. Pour s'en faire un doudou pour la sieste, sans doute?

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